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Cet article est tiré de la conférence magistrale qui avait pour thématique : La généalogie chez le peuple ékang, présentée par Venant Debomame, Fondateur de l’ONG Génération Ekang, le samedi 27 Juillet 2019 au siège du CEGARES, à Libreville.

Venant Debomame Généalogie Ekang initiations mystiques
i.a (c) CEGARES, Venant DEBOMAME, 2019.

La généalogie est également récitée lors des rites initiatiques. Cet acte n’est pas une simple énumération des ancêtres ; il constitue une étape essentielle pour accéder à la connaissance ésotérique héritée des anciens.

En effet, selon la vision traditionnelle Ekang, le monde dans lequel nous vivons n’est pas toujours ce qu’il paraît être :

  • Il n’est pas forcément tel que nous le voyons.
  • Il n’est pas forcément tel que nous l’entendons.
  • Il n’est pas forcément ce qui se dessine sous nos yeux.

La réalité est perçue comme étant composée de plusieurs niveaux de compréhension, correspondant à différentes catégories d’êtres humains.

1. Les « Mmiô miô » : ceux qui vivent le monde apparent

Cette première catégorie regroupe les personnes qui prennent les événements de la vie tels qu’ils se présentent, sans chercher à en explorer les dimensions invisibles, symboliques ou mystiques. Elles évoluent principalement dans le monde du visible et de l’immédiat.

Dans la tradition Ekang, elles appartiennent à la famille des « Mmiô miô ».

2. Les « Mesi Melougou » : les écouteurs et transmetteurs

La deuxième catégorie est constituée de ceux que l’on peut qualifier d’« écouteurs et transmetteurs ». Ils occupent une position intermédiaire entre le monde ordinaire et les sphères supérieures de la connaissance.

Leur rôle est de recevoir, interpréter et transmettre les enseignements, les messages et les savoirs. Ils sont considérés comme des passeurs de lumière et des médiateurs entre différents niveaux de conscience.

Dans la tradition Ekang, ils appartiennent à la famille des « Mesi Melougou ».

3. Les « BeYeM » : les dépositaires de la connaissance spirituelle

La troisième catégorie rassemble ceux qui reçoivent directement les connaissances issues de l’Incréé. Ils sont considérés comme les gardiens des savoirs sacrés et les intermédiaires privilégiés entre les ancêtres et la communauté humaine.

Pour la société, ils représentent symboliquement :

  • les yeux qui voient l’invisible ;
  • les oreilles qui entendent les messages de l’Esprit ;
  • la bouche qui transmet la parole sacrée ;
  • la mémoire qui conserve les connaissances ancestrales.

Dans la tradition Ekang, ils appartiennent à la famille des « BeYeM ».

i.a (c) CEGARES, Venant DEBOMAME, 2019

Une complémentarité nécessaire à l’équilibre du monde

Selon cette conception du monde, ces différentes catégories participent ensemble au fonctionnement de l’univers humain. Entre lumière et obscurité, connaissance et ignorance, bien et mal, chacune joue un rôle dans l’équilibre général de l’existence.

C’est de cette complémentarité que le monde tire sa continuité et poursuit son chemin à travers les générations.

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Plus d’Informations
ONG Génération Ekang

www.generationekang.fr

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+(241) 077 531-641 II 077 514-352

 

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Tag(s) : #Afrique, #Gabon, #VDebomame, #Generationekang, #ecole Ekang
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